Boulimie et confinement

Comment ne pas faire de crises pendant le confinement ?

Hello,

C’est officiel ! Le confinement est prolongé jusqu’au lundi 11 mai. Je vous avoue que la première fois où j’ai appris la nouvelle du confinement, j’ai un peu (beaucoup) pris peur.  Une tonne de questions m’ont traversé l’esprit dont celle ci : comment ne pas faire de crises de boulimie pendant le confinement? 

Des craintes ont aussi refait surface surtout la peur de prendre du poids. J’avais déjà parlé de cette peur dans mon premier article –> ici !

D’autant plus qu’en étant confinée à la maison, manger peut facilement devenir une « mauvaise habitude » pour tuer le temps… 

Après un mois de confinement, je me suis mise en place une nouvelle routine. Elle m’a à la fois permis de ne pas faire de crises et de maintenir mon poids.

Je vous dis tout !

Bonne lecture 🙂 !

1 – Maintenir les suivis nutritionnels et psychologiques

Si vous aviez commencé un suivi nutritionnel et/ou psychologique, je vous conseille de le poursuivre.

Pour reprendre les termes de ma psycho-nutritionniste, il est préférable d’avoir des séances rapprochées pour ne pas gâcher le travail accompli au préalable.

Une suspension des suivis peut, en effet, anéantir les progrès réalisés et de vous démotiver par la suite.

Comment ?

Compte tenu du contexte actuel, une majorité de professionnels de santé ont mis en place des consultations à distance, en utilisant des plateformes de visioconférence. Certains ont même recours à des applications plus connues comme WhatsApp ou Skype.

Enfin, pour ceux et celles qui envisageaient de commencer un tel suivi, ne vous freinez pas dans votre élan. Vous pouvez toujours contacter un professionnel de santé et débuter votre suivi à distance.

2 – Organiser ses journées pour ne pas laisser de place à la boulimie

Malgré le confinement, il est important de se créer une nouvelle routine en prévoyant de nouvelles activités adaptées à cette situation. Cette nouvelle organisation est nécessaire pour ne pas (trop) penser à la nourriture et éviter de retomber dans le piège de la boulimie.

Comment ?

Il est plus aisée d’organiser ses journées lorsqu’on est en télétravail.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Beaucoup de personnes sont au chômage technique.

Toutefois, cela n’empêche pas de planifier sa journée comme une journée de travail. En d’autres termes, vous pouvez prévoir des créneaux horaires pour chacune de vos différentes activités comme le sport, les tâches ménagères, les cours des enfants (si vous en avez) etc.

De plus, depuis le confinement, de nombreux articles sur les activités à faire pendant cette période sont publiés. Par exemple, https://goodiemood.com/20-facons-de-soccuper-lorsquon-est-confine/ .

Pour vous donner une idée, voici comment j’organise mes journées (je suis en télétravail) :

08:30 à 12:00 

Télétravail.

12:00 à 14:30 

Pause déjeuner.

Vu que ma pause déjeuner est longue, je profite de cet instant pour apprendre mes cours de droit ( Car, en parallèle de mon emploi actuel, je suis des cours de droit suisse à distance. Je profite de cette parenthèse pour vous dire que suivre une formation qui vous plaît ou des cours par correspondance sont un bon moyen pour occuper ses journées pendant le confinement.)

14:30 à 17:00 

Télétravail.

17:00 à 18:00

Le moment « off  » de la journée.

Après une journée de télétravail, mon cerveau est « out of service » ! C’est pourquoi, j’aime bien avoir un moment rien que pour moi pour me détendre.

Je profite donc de ce moment pour chiller au soleil sur la terrasse, en écoutant de la musique. S’il ne fait pas beau, je regarde une série.

18:00 à 19:00/19:30 

Activité sportive à la maison.

Je pense qu’il est important de faire un peu de sport durant le confinement, parce que nous sommes beaucoup moins actifs que d’habitude.

Je vous avoue que mon activité sportive quotidienne se résume en deux mots : Just Dance. Ce jeu vidéo est, d’après moi, une merveille. En effet, il concilie à la fois le plaisir et le sport. Je pourrais y jouer pendant des heures !

Je commence toujours par un petit échauffement (Mine de rien, toutes les parties du corps sont sollicitées ! ).

Puis, je lance une playlist fitness ou danse sportive.

Enfin, je termine le jeu en dansant sur mes chansons préférées.

A partir de 20:00/20:30 

Dîner.

A partir de 21:00/21:30 

Je termine mes journées soit en regardant un film avec mon copain soit en m’occupant du blog.

Pour résumer, je m’occupe l’esprit au maximum pendant le confinement pour ne pas penser à la nourriture et ne pas faire de crises de boulimie.

En ce qui concerne les weekends, je liste, en amont, toutes les activités que j’avais envie de faire avant le confinement. Parmi ces celles-ci , il y ‘avait la création de ce blog.

En conséquence, j’ai profité de ces weekends pour le créer!

3 – Ne pas se frustrer

La frustration : un déclencheur des crises de boulimie

Pendant longtemps, après avoir fait une crise de boulimie, je me refusais de manger de peur de prendre du poids, alors que je n’avais plus rien dans l’estomac. J’étais ainsi frustrée.

Résultat des courses: je mangeais avec excès ce que je m’étais interdit de manger, et je me faisais ensuite vomir (Le cercle vicieux de la boulimie!)

Plus j’étais frustrée, plus j’avais envie de manger. Plus je mangeais, plus je faisais de crises de boulimie. CQFD !

Pour que ce scénario ne se reproduise plus, j’ai compris qu’il fallait arrêter la frustration, tout simplement.

Comment ?

En mangeant ce qui vous fait plaisir.

Si vous avez envie de manger du chocolat, faites-le . Si vous avez envie de manger un bonbon, faites-le également. Prenez-le temps de savourer de votre friandise.

En effet,plus vous savourerez, plus le plaisir durera.

Résultat des courses : vous ne ressentirez plus l’envie de vous resservir en friandise (et donc d’éviter une crise). Car, la frustration aura disparu.

4 – Ne pas culpabiliser

La culpabilité : un autre déclencheur des crises de boulimie

Non à la culpabilité pendant le confinement : un autre déclencheur des crises de boulimie

Pendant longtemps, je culpabilisais après chaque repas.

En effet, je me disais sans cesse que j’allais grossir si je gardais mon repas dans le ventre. Cette pensée négative et cette culpabilité avaient pour conséquence de me faire faire un détour obligatoire aux toilettes !

Avec le confinement cette culpabilité aurait pu refaire surface, mais ce n’est pas le cas, et heureusement !

Comment ?

Tout d’abord, je vous conseille d’éviter de vous peser tous les jours pour ne pas faire de votre poids une obsession, et ainsi éviter les crises de boulimie.

Personnellement, je me pèse une fois toutes les deux semaines pour connaître mon poids. Et, moins je me pèse, mieux je me porte !

Ensuite, et bien que cela puisse paraître évident: Mangez à votre faim. C’est notamment ce qui va vous permettre de maintenir votre poids.

C’est ce que j’ai fait depuis le début du confinement, et je n’ai pas pris un gramme.

Pour vous donner un exemple: si à 12:00 je n’ai pas faim , je vais décaler mon déjeuner à 12:30 ou à 13:00.

Il peut arriver que je ne ressente pas la sensation de faim après 13:00. Dans ce cas là, je ne saute pas de repas ( Car on le sait tous, pour une alimentation équilibrée, il faut manger 3 repas par jour!). Mais, je mange des barres Gerlinéa. (Pour information, je vous partage juste mon avis sur ce produit. Ce n’est en aucun cas un article affilié ou autre.)

Késako ? Les barres Gerlinéa sont des substituts de repas. Ils existent plusieurs saveurs : caramel, chocolat noir, chocolat noir et chocolat blanc etc.

Mes préférées sont celles au caramel :). Car, je les trouve bonnes et agréables à manger.

Je mange ces barres Gerlinéa au déjeuner ou au dîner. Cela dépends de mes envies et de ma faim. Dans tous les cas, je mange toujours deux barres avec un fruit ou un yaourt, pour ne pas avoir faim quelques heures après .

Pour résumer, je dirais que ces barres me permettent de manger sans culpabiliser tout en ayant du plaisir.

5 – Arrêter les stocks de nourriture

Ne vaut mieux pas tenter le diable !

Pendant longtemps, j’achetais chaque semaine une vingtaine de paquets de gâteaux pour être certaine de ne pas manquer de nourriture au moment des crises.

En prenant du recul, je trouve que l’achat de gâteaux entretient davantage le cercle vicieux de la boulimie. Car, l’idée de manger devient omniprésente.

C’est la raison pour laquelle, je pense que faire des stocks de gâteaux ou de bonbons à la maison est un bon moyen pour craquer. Donc, évitez de faire des stocks de nourriture notamment de friandises.

Comment ?

Tout d’abord, anticipez vos menus de la semaine pour pouvoir établir votre liste de courses.

Ensuite, je vous conseille de faire vos courses après avoir manger .

En effet, cela permet de ne pas faire des achats sous l’influence de la faim et de n’acheter que les quantités nécessaires .

Me concernant, cette petite astuce a porté ses fruits jusqu’à aujourd’hui. Pourvu que ça dure !

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles pour gérer vos troubles du comportement alimentaire pendant cette période particulière.

Prenez-soin de vous et restez chez vous !

A bientôt !

Aïdi

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